L'œuvre,
de Gérard Quenum, au-delà des tensions et des peurs
qu'elle véhicule, se construit par imprégnations.
La plus forte,
la plus impressionnante serait son histoire. Gérard Quenum est
chargé de ce qu'il a vu ou ressenti face aux douleurs qui
s'attachent au Bénin ou au continent africain. Les victimes
ultimes et innocentes de ce monde sont les enfants. Et Gérard
Quenum marque toute son œuvre de leurs présences. Il met
en abîme leurs fragilités dans un monde
déstructuré.
Une imprégnation, spirituelle cette fois, tente d'installer un
espoir vers des croyances plus humaines. Une spiritualité
sereine et douce qui tournerait le dos à la sauvagerie ou
à la barbarie. Dans cette dynamique, l'oeuvre prône un
métissage, une rencontre.
L'imprégnation,
la plus complexe cette fois, enjambe littéralement les
océans pour créer des passerelles. Gérard Quenum,
dans sa démarche, élabore un réseau de ponts entre
les continents, mais aussi les cultures, les générations,
les peuples, les histoires et les diverses temporalités. La
présence de références fortes questionne,
surprend : Picasso, Jean Michel Basquiat, Dubuffet, Paul
Klee… (=>SUITE)
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